19 Fév 2009 - 07:27:33
Economie ivoirienne: moralisation ou naufrage?
C’était, il y a deux ans derrière nous, le régime FPI était un exemple dans la gestion de l’Etat avec de très bonnes recettes fiscales dans une situation de guerre. Et puis, le régime du président Gbagbo a montré ses limites avec les sales affaires des proches du clan présidentiel. Le vol de 600 milliards par une vingtaine de personnes c'est-à-dire ce que coûte à l’Etat la charge des fonctionnaires et autres personnels par an. La Côte-d’Ivoire, déjà en guerre et asphyxiée par le rebelle Soro et sa bande, s’est définitivement écroulée, ou presque, sous la pression conjuguée de facteurs tous plus défavorables les uns que les autres.
Rappelons en effet, les faits puisque tout démarre en 1999 qui a d’abord été l’année de la libéralisation... et de la chute du cours de la fève de cacao. Premier producteur mondial avec 40 % du tonnage, la Côte-d’Ivoire a supprimé, en janvier, sa Caisse de stabilisation des prix des matières premières (la sulfureuse Caistab, accusée de remplir les poches du régime de Konan Bédié). Ce faisant, elle accédait à une demande de moralisation émanant de la banque mondiale. En août, Abidjan a vu le revenu de ses paysans divisé par deux. Pour comble de malchance, l’Europe des Quinze a adopté une directive sur " le chocolat végétal " qui amputera le pays de 308 millions d’euros chaque année.
Un mois après la suppression de la Caistab, le FMI a suspendu le versement de son prêt triennal pour « mauvaise gouvernance ». En juin, l’Union Européenne a interrompu ses programmes d’aide, " s’apercevant " du jour au lendemain que ses dons étaient détournés.
Rappelons en effet, les faits puisque tout démarre en 1999 qui a d’abord été l’année de la libéralisation... et de la chute du cours de la fève de cacao. Premier producteur mondial avec 40 % du tonnage, la Côte-d’Ivoire a supprimé, en janvier, sa Caisse de stabilisation des prix des matières premières (la sulfureuse Caistab, accusée de remplir les poches du régime de Konan Bédié). Ce faisant, elle accédait à une demande de moralisation émanant de la banque mondiale. En août, Abidjan a vu le revenu de ses paysans divisé par deux. Pour comble de malchance, l’Europe des Quinze a adopté une directive sur " le chocolat végétal " qui amputera le pays de 308 millions d’euros chaque année.
Un mois après la suppression de la Caistab, le FMI a suspendu le versement de son prêt triennal pour « mauvaise gouvernance ». En juin, l’Union Européenne a interrompu ses programmes d’aide, " s’apercevant " du jour au lendemain que ses dons étaient détournés.
Cependant, même si, la banque mondiale et le FMI vont peut être dans les jours qui viennent réhabiliter le prêt triennal pour « bonne gouvernance », chaque ivoirien doit avoir les chiffres qui suivrent en tête pour l’année 2007 (les chiffres 2008 sont à venir mais encore pires). Le pays va très mal puisque le social et l’investissement paient lourdement les frais de ces vols répétés des recettes de la filière cacao, de ces gabegies et autres dessous de table. Les sources de la banque mondiale et de l’institut national de la statistique (INS), définissent les recettes de l’Etat de Cote d’ivoire à 1818 milliards or les dépenses des fonctionnaires et du personnel de l’Etat sont à 636 milliards, les intérêts dus sur la dette publique est de 166, 2 milliards, les dépenses sociales sont de 4.7 milliards, les dépenses d’investissement (dépenses en capital) sont de 0.6 milliards et les autres dépenses de fonctionnement sont au total de 687.8 milliards. Il faut ajouter à ces dépenses, les prestations sociales, les subventions et autres transferts dont le montant est de 338.8 milliards. Le constat que l’on peut faire après cette comptabilité nationale est que la différence entre les recettes et les dépenses, est négative. Cela revient à dire que le pays doit encore s’engouffrer dans des dettes au bénéfice d’une minorité.
En dehors, de ces dépenses réelles, il faut par ailleurs ajouter à ces frais, les vols et dessous de table qui sont estimables approximativement à 800 milliards (600 milliards volés dans la filière cacao par les amis et entourage du clan présidentiel et les dessous de table au quotidien encaissés par les secrétaires à la présidence, les May back… toutes ces gabegies estimées 200 milliards). Il faut donc arrêter de tromper les ivoiriens comme si le système de gouvernement mis en place faisait un travail remarquable en matière de « bonne gouvernance » puisque les ivoiriens ne se réjouissent pas de la face cachée de l’Iceberg qui compose le vol de l’Etat en Cote d’ivoire.
En dehors, de ces dépenses réelles, il faut par ailleurs ajouter à ces frais, les vols et dessous de table qui sont estimables approximativement à 800 milliards (600 milliards volés dans la filière cacao par les amis et entourage du clan présidentiel et les dessous de table au quotidien encaissés par les secrétaires à la présidence, les May back… toutes ces gabegies estimées 200 milliards). Il faut donc arrêter de tromper les ivoiriens comme si le système de gouvernement mis en place faisait un travail remarquable en matière de « bonne gouvernance » puisque les ivoiriens ne se réjouissent pas de la face cachée de l’Iceberg qui compose le vol de l’Etat en Cote d’ivoire.
Bokedier de Lakota.
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