29 Mai 2009 - 14:54:37
L'Economie ivoirienne résiste grâce au pétrole et non grâce à la performance de l'Etat
Coupée en deux depuis 2002
en raison d'une rébellion dans le Nord, l'économie de la Côte d'Ivoire,
poids lourd économique de l'Afrique de l'ouest francophone, résiste
grâce à la montée en puissance de sa production de pétrole, premier
poste d'exportation devant le cacao.
La Côte d'Ivoire a affiché en 2006 un taux de croissance de 1,8%, stable par rapport à 2005, et qui pourrait atteindre 2% en 2007, selon le dernier rapport de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), basée à Dakar.
Ces chiffres confirment la "légère reprise" amorcée à partir de 2004, après plusieurs années d'instabilité politique et de croissance négative (-0,4% en moyenne sur 2000-2005), note la BCEAO dans ses "Perspectives économiques des Etats de l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'ouest (UEMOA) en 2007".
"Le secteur secondaire est l'unique source" de cette croissance en 2006, souligne le rapport, grâce notamment à "une production de pétrole brut qui s'est accrue de 71% en un an, faisant de ce sous-secteur l'une des principales locomotives de l'économie".
La Côte d'Ivoire avait jusqu'ici construit sa richesse sur le cacao, dont elle est le premier producteur et exportateur mondial.
Mais sa production de pétrole a décollé ces dernières années au point de dépasser la fève comme premier poste d'exportation en 2005, note le rapport.
Cette production réputée de très bonne qualité, d'où sa valeur importante sur le marché mondial, "est en grande partie exporté", souligne le rapport.
En 2002, le pays, qui a commencé à produire du pétrole en 1980, est devenu le seul Etat de l'UEMOA "exportateur net de produits pétroliers". En juillet 2005, la production était toutefois, avec 21.000 b/j, encore inférieure à ses niveaux atteints en 1986 (28.000 b/j), rappelle-t-il
Elle a explosé en 2006 avec la découverte de nouveaux gisements, atteignant "80.000 b/j à la fin mars", et des exportations de produits pétroliers qui auraient progressé de 43% à 1.515 milliards de FCFA (2,3 milliards d'euros). Le gouvernement ivoirien affiche de son côté des chiffres plus modestes.
"Le pétrole ne nous donne pas encore la manne financière qu'on croit avoir. Nous sommes à un niveau moyen de production de 40.000 à 50.000 barils/jour", déclarait fin mai 2007 le ministre des Finances Charles Diby Koffi.
A Abidjan, nombre d'observateurs estiment également la production ivoirienne actuelle à au moins 80.000 b/j, en soulignant toutefois que des problèmes techniques (ensablement des puits notamment) limitent son expansion. La modestie des chiffres gouvernementaux, également de mise en ce qui concerne la croissance (1,8% en 2005, 1,2% en 2006, 1,5% prévu en 2007) nourrit les critiques sur l'opacité de la gestion des revenus pétroliers.
"Avec la mévente du cacao, on se demande: d'où proviennent les ressources qui alimentent les caisses de l'Etat?", s'interrogeait fin avril Michel Yoboué, responsable d'un groupe d'associations luttant contre la corruption à Abidjan, qui réclame un audit pour "savoir à quoi sert" l'argent du pétrole.
En mai, le gouvernement ivoirien a annoncé le lancement d'un audit de son secteur pétrolier pour répondre à ces soupçons. La Banque mondiale a également annoncé en février le lancement d'un audit sur le sujet.
"Le développement du secteur de l'extraction pétrolière constitue une opportunité pour le pays", estime la BCEAO, tout en jugeant "primordial" d'améliorer son "cadre de gestion et de contrôle" pour qu'il puisse servir pleinement de levier à la relance de la croissance" de la Côte d'Ivoire.
La Côte d'Ivoire a affiché en 2006 un taux de croissance de 1,8%, stable par rapport à 2005, et qui pourrait atteindre 2% en 2007, selon le dernier rapport de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), basée à Dakar.
Ces chiffres confirment la "légère reprise" amorcée à partir de 2004, après plusieurs années d'instabilité politique et de croissance négative (-0,4% en moyenne sur 2000-2005), note la BCEAO dans ses "Perspectives économiques des Etats de l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'ouest (UEMOA) en 2007".
"Le secteur secondaire est l'unique source" de cette croissance en 2006, souligne le rapport, grâce notamment à "une production de pétrole brut qui s'est accrue de 71% en un an, faisant de ce sous-secteur l'une des principales locomotives de l'économie".
La Côte d'Ivoire avait jusqu'ici construit sa richesse sur le cacao, dont elle est le premier producteur et exportateur mondial.
Mais sa production de pétrole a décollé ces dernières années au point de dépasser la fève comme premier poste d'exportation en 2005, note le rapport.
Cette production réputée de très bonne qualité, d'où sa valeur importante sur le marché mondial, "est en grande partie exporté", souligne le rapport.
En 2002, le pays, qui a commencé à produire du pétrole en 1980, est devenu le seul Etat de l'UEMOA "exportateur net de produits pétroliers". En juillet 2005, la production était toutefois, avec 21.000 b/j, encore inférieure à ses niveaux atteints en 1986 (28.000 b/j), rappelle-t-il
Elle a explosé en 2006 avec la découverte de nouveaux gisements, atteignant "80.000 b/j à la fin mars", et des exportations de produits pétroliers qui auraient progressé de 43% à 1.515 milliards de FCFA (2,3 milliards d'euros). Le gouvernement ivoirien affiche de son côté des chiffres plus modestes.
"Le pétrole ne nous donne pas encore la manne financière qu'on croit avoir. Nous sommes à un niveau moyen de production de 40.000 à 50.000 barils/jour", déclarait fin mai 2007 le ministre des Finances Charles Diby Koffi.
A Abidjan, nombre d'observateurs estiment également la production ivoirienne actuelle à au moins 80.000 b/j, en soulignant toutefois que des problèmes techniques (ensablement des puits notamment) limitent son expansion. La modestie des chiffres gouvernementaux, également de mise en ce qui concerne la croissance (1,8% en 2005, 1,2% en 2006, 1,5% prévu en 2007) nourrit les critiques sur l'opacité de la gestion des revenus pétroliers.
"Avec la mévente du cacao, on se demande: d'où proviennent les ressources qui alimentent les caisses de l'Etat?", s'interrogeait fin avril Michel Yoboué, responsable d'un groupe d'associations luttant contre la corruption à Abidjan, qui réclame un audit pour "savoir à quoi sert" l'argent du pétrole.
En mai, le gouvernement ivoirien a annoncé le lancement d'un audit de son secteur pétrolier pour répondre à ces soupçons. La Banque mondiale a également annoncé en février le lancement d'un audit sur le sujet.
"Le développement du secteur de l'extraction pétrolière constitue une opportunité pour le pays", estime la BCEAO, tout en jugeant "primordial" d'améliorer son "cadre de gestion et de contrôle" pour qu'il puisse servir pleinement de levier à la relance de la croissance" de la Côte d'Ivoire.
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