10 Jun 2009 - 21:00:03
LE PDCI-RDA ET HENRI KONAN BEDIE: LA GRANDE DESILLUSION
Bien que simple militant de base du PDCI-RDA, je n’en demeure pas moins un observateur averti de la vie politique de mon Parti et des soubressauts qui le secouent et l’affaiblissent depuis l’avènement de Henri Konan Bédié à la tête de ce Grand PARTI. Avant de poursuivre notre analyse de la situation très inconfortable dans laquelle se trouve notre parti sur l’échiquier politique ivoirien, permettez-nous de vous livrer, militants et militantes et Ivoiriens en général, notre impression sur la méthode Bédié. Pour nous qui sommes de la génération qui suit celle de Mr Henri Konan Bédié et qui avons eu la chance d’être étudiant en France dans les années 60, nous avions beaucoup entendu parler de ce mouvement panafricain qu’était la FEANF, entendez par là: Fédération des Etudiants d’Afrique Noirs en France. Henri Konan Bédié était un membre actif de cette Fédération, opposé à la politique d’Houphouet-Boigny comme beaucoup d’étudiants de sa génération, à la différence de certains de ses co-légionnaires qui étaient opposés à une méthode d’accès à l’indépendance, les Bédié et autres étaient non seulement opposés à l’homme mais aussi à l’idéologie politique de l’homme Houphouet. Malgré cette aversion pour la politque de l’homme et toujours pour l’homme lui-même, Henri Konan Bédié accepte, une fois rentré au pays, d’adhérer au système Houphouet non pas par conviction idéologique mais pour les opportunités que lui offre ce système qu’il a tant décrié et combattu. C’est ainsi qu’Henri Konan Bédié est devenu et continu d’être celui qui a le plus bénéficié et qui continue de tirer profit du système que Houphouet-Boigny a mis en place pour son pays, la Côte d’Ivoire. Bref! Nous en arrivons à la succession de Félix Houphouet-Boigny qui fut le combat le plus épique entre deux membres supposés d’un même parti politique. Nous avons tous suivi le combat de titans qui s’est engagé, dès le 7 décembre 1993, entre le clan Bédié et le clan Ouattara pour succéder à Houphouet-Boigny. N’eût été l’entregent d’un monsieur comme Laurent Dona Fologo, Henri perdait ce fauteuil tant convoité. Nous précisons, qu’en tant démocrate donc légaliste, nous étions de ceux qui souteniont la légitimité de Bédié au poste de Président de la Réplublique parce que prévu par la Constitution de notre pays. Hélas! Que ne fût pas notre surprise de la gestion des affaires de l’Etat par Henri Konan Bédié qui s’est d’ailleurs soldée par le coup d’éclat du 24 décembre 1999 qui a fait dansé les Ivoiriens dans les rues d’Abidjan; tout un symbole! Malgré toutes ces incohérences dans le leadership d’Henri Konan Bédié, les Anciens du PDCI-RDA décident de lui confier le Parti à son retour d’exil sous le fallacieux prétexte qu’il ne faudrait pas faire mourir l’homme politiquement, mais lui confier la mission de rassembler les militants et militantes afin de préparer le PDCI-RDA à revenir au pouvoir. C’était là oú tous ceux qui ont eu cette idée géniale de remettre en selle un cheval perdant et perdu se sont fourvoyés. Henri Konan Bédié et ses suiveurs ont trouvé là, la parade pour recupérer le Parti à leur fin et à en faire un instrument au service de l’ambition politique de l’homme qui, malgré les limites statutaires qui s’imposent à lui aujourd’hui, manoeuvre contre vents et marées pour parvenir à ses fins et à un dessein qu’il a lui-même détruit, fût-il pour cela diviser pour régner et affablir ce parti au delà de la raison. C’est ainsi que des problèmes de personnes sont créés par des décisions inappropriées dans le seul but d’écarter ceux qui ne partagent pas leur idéologie. Ce faisant, Henri Konan Bédié abuse de son pouvoir de Président de Parti pour faire prendre des décisions qui indisposent nombre de militants et militantes, mais l’homme n’en a cure. Comment comprendre par ailleurs que c’est en ces périodes cruciales d’élection présidentielle que tout le monde qualifie d’important pour la survie même de la nation ivoirienne que le PDCI-Henri Konan Bédié choisit la voie de la radiation pour résoudre ses difficultés avec certains membres du PARTI: cas N’ZI David, GNAMIEN Yao et N’DRI Appollinaire ou encore cette querelle injustifiée entre deux représentantes du PDCI dans la même région: cas Amah Tehoua et Mme Denis Bra Kanon née AKA Véronique à Bongouanou, auxquels s’ajoute l’estocade que le Président du Conseil de Discipline, le vieux Nemin vient de porter à Charles Konan Banny qui ne faisait qu’exprimer son opinion dans le cadre de la liberté d’expression, l’un des attributs de la démocratie, au sein du Parti le plus Démocratique de Côte d’Ivoire. Mais le coup fatal viendra d’Henriette Koizan Bédié qui déclarait lors de la tournée de son candidat d’époux dans sa région d’Aboisso que: “…chez nous les Akan, on ne remplace pas le roi si le roi en place n’est mort??????” Ainsi donc, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire créé par Houphouet-Boigny et ses compagnons de lutte pour l’indépendance politique de ce pays est, sous le règne d’Henri 1er, transformé en une monarchie qui entend lui appliquer les règles d’une succession tribale. Ceci est très dangereux et les militants encore fidèles à l’idéal d’Houphouet doivent se réveiller de leur enlisement et reprendre ce parti des mains de Bédié et de sa clique qui n’ont de souci que d’utiliser ce Parti à leur seul profit surtout dans ce contexte politique très difficile oú aucun des prétendants actuels au fauteuil présidentiel ne fait bonne figure et y va avec de lourdes casseroles au pied. Disons, cependant, merci à Houphouet-Boigny d’avoir formé et rassemblé la meilleure élite du pays au sein de son Parti; ce qui nous donne l’espoir de pouvoir encore rèver, car le PDC-RDA peut toujours trouver en son sein des valeurs qui peuvent relever le défi de la reconstruction du pays. Et un homme nous vient à l’esprit: EMILE CONSTANT BOMBET. Aujourd’hui, nul ne sait avec précision oú l’homme se trouve. Est-il en Côte d’Ivoire, toujours au Bénin, ou bien quelque part eu Europe? Oú qu’il puisse se trouver, nous lui lançons cet appel pour qu’il prenne ses responsabilités d’homme politique et surtout de premier candidat élu démocratiquement pour représenter ce Parti aux élections de 2000. Nous connaissons tous cet malheureux épisode de cette histoire du PARTI qui a fait le lit de la rébellion qui dure bientôt 7 ans. Nous demandons donc á Emile Constant Bombet de reprendre le relais là où il a été déposé pour rallumer la flamme militante du PDCI-RDA et redonner espoir aux millions d’Ivoiriens qui désirent encore retrouver leur belle Côte d’Ivoire. Ce rêve d’une Côte d’Ivoire paisible, forte et unie pour la reconstruction du pays est toujours possible.
Konan Kouadio de Didiévi
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Entre Bedie et Bombet, c'est du blanc-bonnet, bonnet-blanc.
-Souvenons nous du detournement des 18 milliards de l'EU?
-Souvenons de la gestion opaque des deniers ublics quand les deux etaient au pouvoir?
-Souvenons nous du totalitarisme quand ce Mr Bombet etait ministre de l'interieur?
Alors????
Que peut-il apporter aux ivoiriens, Mr Bombet?
Je comprends qu'il a besoin de qques billets de CFA pour sa pitance...mais ca il peut le demander a Bedie, pcque lui malgre le putsh il a encore de la reserve.
Cote d'Ivoire YAKOOO!!!
Decidement que le CI vote pour un jeune capable d'offrire la reelle alternative...